Salon littéraire 16-02-2019

 

 

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Nous avons accueilli Vital Heurtebize, poète, Président fondateur de Poètes sans frontières, Chevalier des Arts et des Lettres, Commandeur des Palmes académiques, quatre fois Grand Prix de Poésie de l’Académie Française, Prix Renée Vivien, directeur de la revue l’Etrave, des Editions La Nouvelle Pléiade.

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L’HEURE DU MAITRE

Au calme de ma nuit, ton jardin se repose…

Toute ta vie est là, qui palpite et qui dort :

lissant secrètement sa chrysalide d’or

ta beauté se dépouille et se métamorphose.

 

Tes fleurs et tes buissons, ivres de tous mes chants,

tant et tant que ton nom n’était qu’une musique,

ce soir, goûte ma paix… L’écho du temps tragique

s’est tu… Tout semble vivre à de nouveaux accents.

 

Sur tes massifs, j’étends mes effets de mystère :

ta douceur les accueille en gerbes et depuis, 

l’eau pure redevient breuvage au fond du puits

et je berce ton rêve au ventre de la terre.

 

Vois ! J’apporte mon souffle à tes commencements !…

Je détiens le secret de ta plante de Vie

et mon signe sacré que l’ombre nous envie 

redonne à ton sommeil la ferveur des amants. 

 

Pour mieux le connaître et découvrir son activité poétique, suivez ce lien : https://www.psf-letrave.fr

Sappho_and_Alcaeus (1)

Des poèmes ont été lus.

Une présentation de la poétesse Catherine Pozzi  a retenu l’attention des personnes présentes.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez la connaître davantage.

fichier pdf CATHERINE POZZI

catherine-pozzi 2

AVE

Très haut amour, s’il se peut que je meure

Sans avoir su d’où je vous possédais,

En quel soleil était votre demeure

En quel passé votre temps, en quelle heure

            Je vous aimais,

 

Très haut amour qui passez la mémoire,

Feu sans foyer dont j’ai fait tout mon jour,

En quel destin vous traciez mon histoire,

En quel sommeil se voyait votre gloire,

            Ô mon séjour…

 

Quand je serai pour moi-même perdue

Et divisée à l’abîme infini,

Infiniment, quand je serai rompue,

Quand le présent dont je suis revêtue

            Aura trahi,

 

Par l’univers en mille corps brisée,

De mille instants non rassemblés encor,

De cendre aux cieux jusqu’au néant vannée,

Vous referez pour une étrange année

            Un seul trésor

 

Vous referez mon nom et mon image

De mille corps emportés par le jour,

Vive unité sans nom et sans visage,

Cœur de l’esprit, ô centre du mirage

            Très haut amour.

 

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