Académie Renée Vivien

Renée Vivien, l'indispensable effacée du romantisme féminin

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SALONS LITTERAIRES

Posté : 15 janvier, 2019 @ 1:32 dans SALON LITTERAIRE | 1 commentaire »

Salon littéraire de l’Académie Renée Vivien  

Lieu de rencontres et d’échanges 

Scène ouverte 

Présentation d’ouvrages, d’auteurs

Samedi 15 février 2020

Samedi 11 avril 2020

Samedi 30 mai 2020

Samedi 04 juillet 2020

 

de 15h à 18h

Le lieu reste à définir pour chaque date. 

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SALON LITTERAIRE DU SAMEDI 26 octobre 2019

 

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Lors de ce salon littéraire Denise Missa était à l’honneur. Née en 1923 à Paris, Denise Missa dit être « rentrée en poésie » dès l’école primaire, son institutrice étant férue de François Coppée et d’Albert Samain. Au lycée, pendant la récréation, avec ses camarades de classes,  elle donnait des récitals poétiques sur des textes d’Alfred de Musset, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud… Plus tard, Denise Missa s’essaie à l’écriture,  imitant Paul Eluard et René Char. Passionnée de cinéma, elle en admire la technique, « le lancement de flashes qui dénichaient la pensée de ses zones d’ombres ». Elle tente d’appliquer cette technique sur les mots, « de brusques éclairages, des résonances nouvelles, des associations insolites, de violents contrastes, une alliance du concret et de l’abstrait… » Cherchant ainsi « à éclairer sa méditation sur le Temps, sur la mémoire éclatée, sur la quête sans cesse décue et renouvelée d’un absolu inaccessible. » Fille du peintre de talent Edmond Missa et petite fille du compositeur de musique Edmond Missa, elle recherche dans son écriture à ce que « la Poésie devienne musique, devienne peinture. »

 

DISTINCTIONS  ET RECOMPENSES

Lauréate en 1993 d’un concours international organisé par l’Académie européenne des Arts, représentée par l’écrivain Paul Guth, qui lui a remis la médaille d’Or. 

Deuxième prix, sur 906 candidats, en 2002, d’un concours organisé par la Société des Poètes français et le Lions Club, dont le thème imposé était « le Temps ». A ce même concours, sur le thème libre, sélectionnée dans les 100 premiers lauréats et obtenu le prix du meilleur recueil. 

En 2004, premier prix Henri Fayolle décerné aux jeux Floraux de Toulouse, pour son recueil « Le Pas Suspendu ». 

En 2010, la ville de Bergerac lui remet le prix Audrey Bernard pour son recueil « Les Lisières Incertaines ». 

Denise Missa figure dans l’Anthologie des poètes du Quercy de Gilles Lades 

 Elle occupe depuis 2011 le fauteuil 20 l’Académie des Arts, des Lettres et des Sciences de Languedoc. 

Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

 

BIBLIOGRAPHIE

  • Le sentiment historique de Mistral,dans Nerto
  • L’amour courtois, l’amour adultère, in Bulletin de l’Association Guillaume Budé, n°2-3, Juin-octobre 1968. p. 347;
    https://www.persee.fr/doc/bude_0004-5527_1968_num_1_2_3030_t2_0347_0000_2L’amour courtois, l’amour adultère,Coll. des « Amisde la langue d’oc », Paris, s F.
    Dans cette mince et intéressante plaquette, l’auteur révèle quel’amour courtois au XIIe siècle occitan est un amour adultère — non pas par érotisme sensuelet malsain, mais par désir supérieur de surmonter les difficultés, d’atteindre alors la dame des pensées du troubadour, esclave prisonnière dans une société́ dure et  méprisante pour la femme. PourLes troubadours, l’amour adultère serait une sorte d’ascèse.
  •  Le guetteur d’argile, Éditions ARCAM , 1983
  •  Le pas suspendu, Éditions . ARCAM 2002,
  • Les lisières incertaines, Les Amis de la poésie, collection Le Poémier de plein vent, 2010
  • Reflets d’ombre , Éditions Nouvelle Pléiade, 2017

Des poèmes issus de ces différents recueils ont été lus par les membres de l’écadémie présents à ce salon littéraire. Pour les écouter suivre le lien ci-dessous :

               https://youtu.be/5zYeB6fo75w             

 

 

TRAIN DE VIE

 

Ma vie pousse ses wagonnets

Sur des rails désaffectés.

 

Mais loin des gares

Roulent des trains 

Portes ouvertes sur le rêve.

Funambules au fil de la terre

Ils lacèrent les vents

Et griffent les espaces. 

Le Temps soumis à leur cadence

Se balance aux caténaires. 

 

Sillons de couleur picotés de lumières

Horizons percés de flèches d’or

Le rivage fuit

Le soleil bleuit

Une lune éclate

Une étoile zappe. 

 

Des trains égrènent leurs chapelets

Sur la voie lactée

Et s’évadent dans la nuit pâle…

 

Le guichet s’est refermé. 

La vie se range au bord des quais. 

 

 

CONTRE TEMPS

 

Le temps met ses bandeaux

Et détrousse l’espace. 

 

Plus d’abris pour nos peurs :

Ailes couveuses des toits

Remparts enlacés aux cités

Et l’étoile du phare

A l’écueil des naufrages.

 

Plus de pays à la mesure de nos pas

Et des traces muettes. 

Les rides de l’oubli sur le sable…

 

La vie

La mort

En deçà au-delà

Que t’importe ô voleur.

Dans un flottement de poudres trompeuses

Tu jettes

Nos dépouilles sans étiquette

Et tes larcins impénitents.

 

Arrête-toi !

Les amants enchanteurs

T’ont laissé en suspens

Dans leur filet magique

Et piègent te fuite.

 

Subtiliser l’éternité

Dans un instant si bref

Qu’il est déjà passé. 

 

AUTOMNE

 

Avec son odeur de vin bourru

L’automne glisse sur ses patins de brume

Et agite ses plumes dans l’arrière-saison.

 

Au bal de la bourrasque

Un falbala de feuilles de fruits

D’ors clinquants de rouge sang

Et la fleur safran.

 

La pierre démasquée s’empare des espaces.

L’exacte falaise marque son territoire.

Rivière au tranchant de ses berges

Chemins élagués au-delà des lisières

Vent nettoyeur.

 

Et les libations de l’automne

En marche vers les noces blanches

Où la vie et la mort échangent leur rituel.

 

OUTRE-MER

 

Une lame de fond

A emporté les films colorisés

Et les roses de sable du passé.

 

Le poète entre dans la vague

Nu.

Pontons balises à la renverse

Il fore sonde les surfaces sournoises

Plus bas au creux de la rumeur

Jusqu’à l’étroite lueur des fonds inexplorés.

 

Le voici dans un firmament d’étoiles de mer

Un frémissement d’algues flammées

Une danse ondoyante de palmes…

 

Respiration au cœur

Et la vie soulevée au souffle des abysses

Dans l’ivresse de la nuit chavirée.

 

Le poète sort de la vague

Vêtu d’outre-mer.

A son doigt

L’anneau de corail

Où se cache le talisman. 

 

 PEINTURE EN GRIS

 

Tant de blancs

Pour des cheveux gris

Blancs flétris

Au brouillard du Temps.

 

Tant de gris

Sur la palette d’une vie

Perlés pommelés

A la brosse au couteau

Gris d’ardoise

De fer de fumée

Gris d’argent

Cendre bleue

Éclairantes coulées

Aux lisères du noir. 

 

Des nuances indécises

Chatoient

Dans l’espace ambigu

Où rien ne se situe…

 

Les capter

Dans l’ondoiement du gris

Et ouvrir l’infini. 

 

 LE PAS SUSPENDU

 

La toile arachnéenne des chemins

Sur la carte des départs…

Tant de tracés pour piéger un destin

Tant de lignes de vie

Dans la main de la plaine

Tant de semences 

Dans les sillons de feu

Tant de soleils de fièvres

De moissons éblouies

Entre les cils de l’été

Tant de terres de mer

Pour un seul arc-en-ciel

 

Et mon pas suspendu

Au blason de la nuit

Aux nénuphars de lune

Sur l’alchimie des étangs

 

Suspendu

A des ténors imaginaires

A l’énigme des grottes

Où le bruit des cailloux

Appelle le silence

 

Suspendu

Aux rampes qui chancellent

Dans l’espace dénoué

Aux tremblantes lisières

Avant l’ultime saut

Dans la poudre du vent. 

 

GRAND ÂGE

 

Grand Âge

 

Je t’attendais à l’ombre du hasard

Sur le banc de pierres blanches

Je t’attendais sous les glycines de l’été

Les couleurs turbulentes de l’automne

A la vitre festonnée de l’hiver. 

 

Mais tu as bousculé les saisons

Inversé les chemins.

Grand Âge

 

Suspend un moment

Ton pas de fuite,

Entre dans le labyrinthe sournois

Des souvenirs,

Repeuple le ciel de mémoire

De mondes incandescents.

 

L’espace et le temps

S’enlacent dans la spirale de l’âge

Tu rejoins la vie sans limite

Que l’Univers habite. 

 

PROFONDEUR

 

Le ciel déploie son voile noir

L’horizon baisse ses barrières

Il est temps de creuser dans la terre soumise

Un puits d’évasion

Où parle le silence. 

 

Explorons la profondeur

Ouvrons la respiration des grottes

Que surgisse l’eau souterraine.

 

Il est temps de chercher sous la surface

La lumière tapie

Dans les replis de la nuit.

 

Belle sera la remontée

Si dans la quête fécondée

Le jour s’est étoilé. 

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SALON LITTERAIRE DU SAMEDI 6 juillet 2019

 

SALON 06.07.2019

Au centre, Françoise, la fille de Juliette Darle.

 Comme annoncé précédemment, nous avons eu le plaisir d’accueillir Françoise Darle, la fille de la poétesse Juliette Darle.

Après nous  avoir présenté le parcours littéraire de cette poétesse, elle a interprété, non sans émotion quelques poèmes de sa maman.

En suivant le lien ci-dessous, vous pourrez écouter ces poèmes.

                 https://youtu.be/SMFzpOSUPLg               

Au delà du poète, nous avons découvert une personnalité profondément marquée par la force de l’engagement pour la liberté, pour les arts, la culture.

En effet, Juliette Darle, remarquée par Aragon, Cendrars et Eduard,  se plaît dans la fréquentation de nombreux peintres,

sculpteurs ou photographes et écrit sur eux, Gromaire, Fernand Léger, Picasso, Giacometti, Lurçat…

En chantant les textes de sa maman, Françoise Darle a illustré une démarche chère à notre poétesse, convaincue que  la poésie

a partie liée avec l’oralité, ayant assidument récité ses poèmes en compagnie de guitaristes et de chanteurs, comme Serge Reggiani, puis Alain Buci.

POCHETTE DISQUE BUCCI DARLESon poème « Montparnasse » interprété ici par Alain Bucci :

 

 

 

 

photos_andre_darle1960Pour la connaître davantage, un entretien avec André Darle,

réalisé le 15 mars 2016 par Monique Bertholissio et Frédéric Brun

dans les espaces du théâtre Sylvia Monfort, qui nous raconte leur

vie commune d’engagement pour la poésie :

 https://www.youtube.com/watch?v=pwm_KXdksQk

 

 

JULIETTE DARLESon « Manifeste pour un Vibrato Majeur », présenté par elle-même :

« Chaque époque a ses vertiges. Qu’une simple formule, que de

pauvres mots puissent mettre parfois « le feu aux poudres »,

voilà qui inquiète et surprend. Au-delà de certaines mièvreries

contemporaines, celles que le cénacle aura par inadvertance

sans doute tolérées, je vois surgir un vibrato majeur, l’obsession

irrésistible du rythme, un embrasement, une palpitation jamais éteinte.

Un siècle impair s’avance, voyez déjà ses abîmes, ses fulgurances, ce romantisme

à peine esquissé, si dissemblable pourtant de celui de Marceline ou de George,

de celui des Surréalistes aussi, dont les feux pourvoyeurs d’aurore illuminent

encore nos contrées. Contre le trémolo obscène et l’absurdité d’un monde, peut-on

souhaiter au vent chanteur cette aubaine,« ce vibrato majeur » cette incantation

du large ? J’écris ceci pour la décennie à venir et comment ne pas dédier à la jeunesse,

à celle qui partage ses rêves et les chante, ces promesses insensées d’autres dissonances. 

J’écris ceci quand s’agitent prématurément les feuilles dans le souffle qui les emporte,

quand passent avant l’heure les grues de l’automne. »

Juliette Darle

octobre 2003

 https://www.youtube.com/watch?v=7pPnmp7g-90

Notre habituelle scène ouverte nous a permis d’entendre des poèmes de Blaise Cendrars, Jacques Darras, Renée Vivien,

Marceline Desbordes Valmore, Guylaine Forestier.

Les femmes présentes dans l’assemblée se sont prêtées au « Bokala »,  une pratique poétique algéroise, se situant entre jeu et rite,

 durant laquelle les femmes se retrouvent pour s’adonner à la poésie, guidées par leur quotidien, l’espoir, l’amour, la nostalgie, l’exil…

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SALON LITTERAIRE DU SAMEDI 25 mai 2019

 

Nous avons accueilli le poète Alain Morinais, sociétaire des Poètes Français et

Poètes Sans Frontières, membre de différentes associations : Capital des Mots,  Poètes de l’Amitié, Flammes Vives de la Poésie,

Les sens retournés et depuis peu l’Académie Renée Vivien.  

 

ALAIN MORINAIS

Son oeuvre poétique est couronnée de nombreuses  récompenses dont

le Grand prix 2018 de Poète sans frontières, le Prix du Terroir 2018, l

e 1er prix du plus beau poème d’amour 2018…  

L’ESPOIR

Quand la nuit sombre 

des profondeurs de l’ombre

Les grands arbres débranchent les étoiles

Filant un voile de cendres

En hautes branches tendu

Un flot à se méprendre

déroule de poussières

à étouffer la rue

Des larmes de pierres

en sèchent les rivières

Et pourtant

A qui rêve d’ailes

Le vent d’autan donne à voir

Un vol de tourterelle

blanche

espérant

dans le noir

Pour  découvrir davantage l’oeuvre d’Alain Morinais, le lien ci après vous dirigera vers son blog :

http://alainmorinais.blogspot.com/

Vous pourrez écouter certains de ses poèmes dits par lui-même :

https://www.youtube.com/watch?v=E2KjRhRSki4

https://www.youtube.com/watch?v=PaHCTgFJIyg

https://www.youtube.com/watch?v=1_Q0I66daTE

https://www.youtube.com/watch?v=aJFbVSpiVk0

https://www.youtube.com/watch?v=iKss4MQzeIw

Comment définir la poésie ?

Une question qui s’est invitée  au coeur de nos échanges.

Stéphane Mallarmé la définissait ainsi :

« La poésie est l’expression par le langage humain ramené à son rythme essentiel, 

du sens mystérieux des aspects de l’existence ; elle doue ainsi d’authenticité notre

séjour, et constitue la seule tâche spirituelle. »

 

Une scène ouverte a clôturé ce salon. Ont été lus des poèmes de Ingeborg Bachman, 

Christian Bobin, René Char, Marie-Josée Christien, Stéphane Mallarmé, 

Pablo Néruda, Anna de Noailles, Renée Vivien.

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SALON LITTERAIRE DU SAMEDI 13 AVRIL 2019

 

Comme de coutume, des poèmes et autres textes ont été lus.

Nous avons découvert la poétesse Juliette Darle, présentée par Estelle Vermunt.

Pour partager cette découverte,  cliquez sur le lien ci-dessous :

 fichier pdf JULIETTE DARLE

Il est possible que nous puissions accueillir sa fille lors de notre prochain salon littéraire.

Nous oeuvrons à la réalisation de ce projet.

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UN PONT SUR LA CREUSE

à André

 

L’eau des millénaires creuse

l’épaisseur des granits noirs

dont scintillent les cristaux

 

Tu respires l’air du gouffre

 

Le pont nous semble si haut

que la rivière fait peur

Le ciel coule trop profond

 

Nous sommes des primitifs

qui répondent à l’écho

comme à l’inconnu qui passe

 

Nous sommes l’eau qui reflète 

un frémissement de feuille

et la durée des étoiles. 

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SALON LITTERAIRE DU SAMEDI 16 FEVRIER 2019

  

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Nous avons accueilli Vital Heurtebize, poète, Président fondateur de Poètes sans frontières,

Chevalier des Arts et des Lettres, Commandeur des Palmes académiques,

quatre fois Grand Prix de Poésie de l’Académie Française, Prix Renée Vivien

directeur de la revue l’Etrave, des Editions La Nouvelle Pléiade.

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L’HEURE DU MAITRE 

 

Au calme de ma nuit, ton jardin se repose…

Toute ta vie est là, qui palpite et qui dort :

lissant secrètement sa chrysalide d’or

ta beauté se dépouille et se métamorphose.

 

Tes fleurs et tes buissons, ivres de tous mes chants,

tant et tant que ton nom n’était qu’une musique,

ce soir, goûte ma paix… L’écho du temps tragique

s’est tu… Tout semble vivre à de nouveaux accents.

 

Sur tes massifs, j’étends mes effets de mystère :

ta douceur les accueille en gerbes et depuis, 

l’eau pure redevient breuvage au fond du puits

et je berce ton rêve au ventre de la terre.

 

Vois ! J’apporte mon souffle à tes commencements !…

Je détiens le secret de ta plante de Vie

et mon signe sacré que l’ombre nous envie 

redonne à ton sommeil la ferveur des amants. 

 

Pour mieux le connaître et découvrir son activité poétique, suivez ce lien : https://www.psf-letrave.fr

Des poèmes ont été lus.

Une présentation de la poétesse Catherine Pozzi  a retenu l’attention des personnes présentes.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez la connaître davantage.

fichier pdf CATHERINE POZZI

catherine-pozzi 2

AVE

Très haut amour, s’il se peut que je meure

Sans avoir su d’où je vous possédais,

En quel soleil était votre demeure

En quel passé votre temps, en quelle heure

            Je vous aimais,

 

Très haut amour qui passez la mémoire,

Feu sans foyer dont j’ai fait tout mon jour,

En quel destin vous traciez mon histoire,

En quel sommeil se voyait votre gloire,

            Ô mon séjour…

 

Quand je serai pour moi-même perdue

Et divisée à l’abîme infini,

Infiniment, quand je serai rompue,

Quand le présent dont je suis revêtue

            Aura trahi,

 

Par l’univers en mille corps brisée,

De mille instants non rassemblés encor,

De cendre aux cieux jusqu’au néant vannée,

Vous referez pour une étrange année

            Un seul trésor

 

Vous referez mon nom et mon image

De mille corps emportés par le jour,

Vive unité sans nom et sans visage,

Cœur de l’esprit, ô centre du mirage

            Très haut amour.

 

 

 

 

 

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