Académie Renée Vivien

Renée Vivien, l'indispensable effacée du romantisme féminin

Archive pour janvier, 2019

SALONS LITTERAIRES

Posté : 15 janvier, 2019 @ 1:32 dans SALON LITTERAIRE | Pas de commentaires »

Salon littéraire de l’Académie Renée Vivien  

52, rue Robert Petit

80136 Rivery

Lieu de rencontres et d’échanges 

Scène ouverte 

Présentation d’ouvrages, d’auteurs

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SALON LITTERAIRE DU SAMEDI 6 juillet 2019

 

SALON 06.07.2019

Au centre, Françoise, la fille de Juliette Darle.

 Comme annoncé précédemment, nous avons eu le plaisir d’accueillir Françoise Darle, la fille de la poétesse Juliette Darle.

Après nous  avoir présenté le parcours littéraire de cette poétesse, elle a interprété, non sans émotion quelques poèmes de sa maman.

Au delà du poète, nous avons découvert une personnalité profondément marquée par la force de l’engagement pour la liberté, pour les arts, la culture.

En effet, Juliette Darle, remarquée par Aragon, Cendrars et Eduard,  se plaît dans la fréquentation de nombreux peintres,

sculpteurs ou photographes et écrit sur eux, Gromaire, Fernand Léger, Picasso, Giacometti, Lurçat…

En chantant les textes de sa maman, Françoise Darle a illustré une démarche chère à notre poétesse, convaincue que  la poésie

a partie liée avec l’oralité, ayant assidument récité ses poèmes en compagnie de guitaristes et de chanteurs, comme Serge Reggiani, puis Alain Buci.

POCHETTE DISQUE BUCCI DARLESon poème « Montparnasse » interprété ici par Alain Bucci :

 

 

 

 

photos_andre_darle1960Pour la connaître davantage, un entretien avec André Darle,

réalisé le 15 mars 2016 par Monique Bertholissio et Frédéric Brun

dans les espaces du théâtre Sylvia Monfort, qui nous raconte leur

vie commune d’engagement pour la poésie :

 https://www.youtube.com/watch?v=pwm_KXdksQk

 

 

JULIETTE DARLESon « Manifeste pour un Vibrato Majeur », présenté par elle-même :

« Chaque époque a ses vertiges. Qu’une simple formule, que de

pauvres mots puissent mettre parfois « le feu aux poudres »,

voilà qui inquiète et surprend. Au-delà de certaines mièvreries

contemporaines, celles que le cénacle aura par inadvertance

sans doute tolérées, je vois surgir un vibrato majeur, l’obsession

irrésistible du rythme, un embrasement, une palpitation jamais éteinte.

Un siècle impair s’avance, voyez déjà ses abîmes, ses fulgurances, ce romantisme

à peine esquissé, si dissemblable pourtant de celui de Marceline ou de George,

de celui des Surréalistes aussi, dont les feux pourvoyeurs d’aurore illuminent

encore nos contrées. Contre le trémolo obscène et l’absurdité d’un monde, peut-on

souhaiter au vent chanteur cette aubaine,« ce vibrato majeur » cette incantation

du large ? J’écris ceci pour la décennie à venir et comment ne pas dédier à la jeunesse,

à celle qui partage ses rêves et les chante, ces promesses insensées d’autres dissonances. 

J’écris ceci quand s’agitent prématurément les feuilles dans le souffle qui les emporte,

quand passent avant l’heure les grues de l’automne. »

Juliette Darle

octobre 2003

 https://www.youtube.com/watch?v=7pPnmp7g-90

Notre habituelle scène ouverte nous a permis d’entendre des poèmes de Blaise Cendrars, Jacques Darras, Renée Vivien,

Marceline Desbordes Valmore, Guylaine Forestier.

Les femmes présentes dans l’assemblée se sont prêtées au « Bokala »,  une pratique poétique algéroise, se situant entre jeu et rite,

 durant laquelle les femmes se retrouvent pour s’adonner à la poésie, guidées par leur quotidien, l’espoir, l’amour, la nostalgie, l’exil…

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SALON LITTERAIRE DU SAMEDI 25 mai 2019

 

Nous avons accueilli le poète Alain Morinais, sociétaire des Poètes Français et

Poètes Sans Frontières, membre de différentes associations : Capital des Mots,  Poètes de l’Amitié, Flammes Vives de la Poésie,

Les sens retournés et depuis peu l’Académie Renée Vivien.  

 

ALAIN MORINAIS

Son oeuvre poétique est couronnée de nombreuses  récompenses dont

le Grand prix 2018 de Poète sans frontières, le Prix du Terroir 2018, l

e 1er prix du plus beau poème d’amour 2018…  

L’ESPOIR

Quand la nuit sombre 

des profondeurs de l’ombre

Les grands arbres débranchent les étoiles

Filant un voile de cendres

En hautes branches tendu

Un flot à se méprendre

déroule de poussières

à étouffer la rue

Des larmes de pierres

en sèchent les rivières

Et pourtant

A qui rêve d’ailes

Le vent d’autan donne à voir

Un vol de tourterelle

blanche

espérant

dans le noir

Pour  découvrir davantage l’oeuvre d’Alain Morinais, le lien ci après vous dirigera vers son blog :

http://alainmorinais.blogspot.com/

Vous pourrez écouter certains de ses poèmes dits par lui-même :

https://www.youtube.com/watch?v=E2KjRhRSki4

https://www.youtube.com/watch?v=PaHCTgFJIyg

https://www.youtube.com/watch?v=1_Q0I66daTE

https://www.youtube.com/watch?v=aJFbVSpiVk0

https://www.youtube.com/watch?v=iKss4MQzeIw

Comment définir la poésie ?

Une question qui s’est invitée  au coeur de nos échanges.

Stéphane Mallarmé la définissait ainsi :

« La poésie est l’expression par le langage humain ramené à son rythme essentiel, 

du sens mystérieux des aspects de l’existence ; elle doue ainsi d’authenticité notre

séjour, et constitue la seule tâche spirituelle. »

 

Une scène ouverte a clôturé ce salon. Ont été lus des poèmes de Ingeborg Bachman, 

Christian Bobin, René Char, Marie-Josée Christien, Stéphane Mallarmé, 

Pablo Néruda, Anna de Noailles, Renée Vivien.

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SALON LITTERAIRE DU SAMEDI 13 AVRIL 2019

 

Comme de coutume, des poèmes et autres textes ont été lus.

Nous avons découvert la poétesse Juliette Darle, présentée par Estelle Vermunt.

Pour partager cette découverte,  cliquez sur le lien ci-dessous :

 fichier pdf JULIETTE DARLE

Il est possible que nous puissions accueillir sa fille lors de notre prochain salon littéraire.

Nous oeuvrons à la réalisation de ce projet.

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UN PONT SUR LA CREUSE

à André

 

L’eau des millénaires creuse

l’épaisseur des granits noirs

dont scintillent les cristaux

 

Tu respires l’air du gouffre

 

Le pont nous semble si haut

que la rivière fait peur

Le ciel coule trop profond

 

Nous sommes des primitifs

qui répondent à l’écho

comme à l’inconnu qui passe

 

Nous sommes l’eau qui reflète 

un frémissement de feuille

et la durée des étoiles. 

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SALON LITTERAIRE DU SAMEDI 16 FEVRIER 2019

  

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Nous avons accueilli Vital Heurtebize, poète, Président fondateur de Poètes sans frontières,

Chevalier des Arts et des Lettres, Commandeur des Palmes académiques,

quatre fois Grand Prix de Poésie de l’Académie Française, Prix Renée Vivien

directeur de la revue l’Etrave, des Editions La Nouvelle Pléiade.

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L’HEURE DU MAITRE 

 

Au calme de ma nuit, ton jardin se repose…

Toute ta vie est là, qui palpite et qui dort :

lissant secrètement sa chrysalide d’or

ta beauté se dépouille et se métamorphose.

 

Tes fleurs et tes buissons, ivres de tous mes chants,

tant et tant que ton nom n’était qu’une musique,

ce soir, goûte ma paix… L’écho du temps tragique

s’est tu… Tout semble vivre à de nouveaux accents.

 

Sur tes massifs, j’étends mes effets de mystère :

ta douceur les accueille en gerbes et depuis, 

l’eau pure redevient breuvage au fond du puits

et je berce ton rêve au ventre de la terre.

 

Vois ! J’apporte mon souffle à tes commencements !…

Je détiens le secret de ta plante de Vie

et mon signe sacré que l’ombre nous envie 

redonne à ton sommeil la ferveur des amants. 

 

Pour mieux le connaître et découvrir son activité poétique, suivez ce lien : https://www.psf-letrave.fr

Des poèmes ont été lus.

Une présentation de la poétesse Catherine Pozzi  a retenu l’attention des personnes présentes.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez la connaître davantage.

fichier pdf CATHERINE POZZI

catherine-pozzi 2

AVE

Très haut amour, s’il se peut que je meure

Sans avoir su d’où je vous possédais,

En quel soleil était votre demeure

En quel passé votre temps, en quelle heure

            Je vous aimais,

 

Très haut amour qui passez la mémoire,

Feu sans foyer dont j’ai fait tout mon jour,

En quel destin vous traciez mon histoire,

En quel sommeil se voyait votre gloire,

            Ô mon séjour…

 

Quand je serai pour moi-même perdue

Et divisée à l’abîme infini,

Infiniment, quand je serai rompue,

Quand le présent dont je suis revêtue

            Aura trahi,

 

Par l’univers en mille corps brisée,

De mille instants non rassemblés encor,

De cendre aux cieux jusqu’au néant vannée,

Vous referez pour une étrange année

            Un seul trésor

 

Vous referez mon nom et mon image

De mille corps emportés par le jour,

Vive unité sans nom et sans visage,

Cœur de l’esprit, ô centre du mirage

            Très haut amour.

 

 

 

 

 

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